We Only Said I Boring Pools I 5th january 2015

WE ONLY SAID’S NEW ALBUM

credits

released 05 January 2015RECORDED BY ERIC ORTHUON AT LE BAS CHEMIN (QUESSOY, FR)
EXCEPT «HERE COMES THE THIRTEENTH LIE» RECORDED BY WE ONLY SAID
AT LE JARDIN MODERNE (RENNES, FR)MIXED BY ERIC ORTHUON AT DYNAVOLT STUDIO (GRAND FOUGERAY, FR)
MASTERED BY BOB WESTON AT CHICAGO MASTERING SERVICE (CHICAGO, IL, USA)
ARTWORK DESIGNED BY ERIC MAHE

PERFORMED BY
STEPHANE FROMENTIN – BASS
PIERRE MAROLLEAU – DRUMS / VOCALS
FLORIAN MARZANO – GUITAR / VOCALS
LOÏG NGUYEN – GUITAR
MATHIAS PRIME – GUITAR

ALL SONGS BY WE ONLY SAID / ALL LYRICS BY NATHALIE BUREL

(p) & (c) les disques Normal

Released by:
les disques Normal

Catalogue number:
LDN034-035

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MAGIC N°188 (JANVIER 2015)
Il existe aux six coins de l’Hexagone toute une confrérie de musiciens discrets qui fleurissent l’underground en semant ici et là des albums qui auraient très bien pu pousser de l’autre côté de l’Atlantique. Fruit d’un jumelage imaginaire entre Rennes et Chicago, We Only Said fait partie de ces groupes opiniâtres et précieux dont la réputation reste à faire. Son mentor Florian Marzano n’en est pas à son premier essai, lui que l’on a vu aux côtés du guitariste Olivier Mellano ou de Laetitia Shériff et Daniel Paboeuf chez les très recommandables Trunks. Puisant avec bonheur dans les idiomes d’un post-rock plus concerné par la chute des feuilles et le temps qui file que par une grandiloquence orageuse, Boring Pools occupe dignement le terrain laissé vacant par les Américains de L’Altra et 90 Day Men. Le quintette breton reprend donc le flambeau dès Dry As Dust, superbe titre d’ouverture où l’on retrouve cet art si caractéristique du flottement et de l’implosion imminente : entrelacs d’arpèges hypnotiques, chant aérien au bord du défaitisme et contrepoints rythmiques des plus grisants (mention spéciale à Pierre Marolleau et son virevoltant jeu de batterie). Si ce second opus est imprégné d’une mélancolie tenace qui va droit au coeur, il ne s’y abandonne néanmoins jamais complètement, luttant contre ses démons intérieurs par une sublimation en mode mineur. Pour preuve, la tension soutenue d’Everything Turns Cold et (Along All) Boring Pools, véritables morceaux de bravoure qui n’ont rien à envier à l’immense Leaves Turn Inside You (2001) d’Unwound, marotte avouée dont l’ombre bienfaisante plane sur plusieurs titres. Il ressort ainsi de Boring Pools l’idée que derrière l’abattement et la colère noire, une forme de lutte est toujours possible. Moins pour blesser l’autre que pour simplement le toucher.
Thomas Bartel (5/6)

NEW NOISE N°26 (MARS-AVRIL 2015)
Comme si le bug de l’an 2000 n’avait jamais eu lieu (has it?), certains s’évertuent encore et toujours à jouer une forme d’indie post-rock à l’esthétique so ’95. Tant mieux ! C’est le cas de We Only Said, talentueuse formation rennaise (composée de figures locales issues des groupes Trunks, See Saw Motion et Fat Supper) qui, visiblement biberonnée aux productions du siècle dernier de chez Thrill Jockey, Quarterstick ou Touch ‘n’ Go, nous offre un second album absolument magnifique. Tout en tension contenue et en apesanteur ouatée, voilà bien l’exemple-type du disque brillant autant par l’évidence de ses mélodies que par son exigence rythmique et au sein duquel la délicatesse se dispute la couronne de laurier avec la mélancolie. Sublime paradoxe symptomatique du genre, ici tout coule de source en paraissant, dans le même élan, avoir été savamment pensé et extrêmement travaillé en amont, de sorte que rien ne soit laissé au hasard. Alors, musique froide et distante ? Non, strictement l’inverse : on s’y sent tout à son aise, presque comme à la maison, un peu comme chez Karate ou June Of 44. Boring Pools se présente donc comme un disque à la fois beau et intelligent mais jamais prétentieux ni ennuyeux. A aucun moment ses auteurs ne nous toisent ni ne nous prennent de haut, cherchant plutôt en premier lieu à s’adresser à nos sens pour mieux nous émouvoir. L’ancienne école vous a-t-on dit. Tellement, que les gars de WOS ont été dénicher Bob Weston de Shellac pour masteriser l’album, acte de positionnement autant éthique qu’artistique.
8/10
Bertrand Pinsac

MOWNO (JANVIER 2015)
“Indie rock classieux”
A mi-chemin entre un post-rock aérien et un indie-rock fleurant bon l’époque où June Of 44 se livrait limpide et sinueux, les rennais complémentaires et expérimentés de We Only Said (on en croise certains chez Trunks, Fat Supper…) jouent eux-aussi la carte de la finesse pour mettre à plat un ‘Boring Pools’ rigoureux qui prend les chemins d’une promenade aux paysages délicats. Dans une même veine contagieuse, les neuf compositions de ce deuxième album se déclinent avec intelligence, entre fragilité et vitalité retenue, et nous tiennent par la gorge sans jamais desserrer la pression. Chaque instrument trouve sa place avec clarté, justesse et précision: la basse et trois guitares se déploient dans le respect d’une partie rythmique complexe et consistante, se rendent discrètes ou se tordent dans des mélodies aussi épurées que classieuses, tandis que les voix – frêles et brillamment conduites – s’accordent dans des lignes quasi-hypnotiques. Dans cette alchimie du sensible, le quintet délivre avec tact et équilibre toute la force émotionnelle de son entité, parvient à nous rendre fiévreux, planant ou encore introspectif. ‘Dry As Dust’ et ‘A Fearful And Violent Hurry’ nous cueillent d’entrée dans des approches pouvant paraître sobres mais pourtant pleines d’évènements majeurs. Ces bases ainsi posées, il ne reste plus qu’à se laisser guider dans un monde incertain, empreint de beauté. Plus élevés, ‘Mitch’ et sa guitare rythmique plus sèche sur son deuxième mouvement, ou ‘Everything Turns Cold’ et ses harmoniques éthérées dans un refrain magistral à l’empreinte indélébile, complètent avec habileté les magnifiques ‘(Along All) Boring Pools’ au final poignant et majestueux, ‘My Distance With You’, ou encore le plus nerveux ‘Get Out Freakie’ aux essences plus fortes. Enregistré par Eric Orthuon (Laetitia Sheriff) et masterisé par Bob Weston (Shellac) qui ont su en prendre soin, We Only Said nous promène tout au long d’un deuxième opus consistant, intelligent, baigné d’une énorme dose de pureté maitrisée. Mélancolique sans devenir mièvre, élevé sans surenchère, ‘Boring Pools’ prend les reliefs d’un voyage immobile qui remue les tripes à chaque instant. En ce début d’année, les rennais signent et soignent un disque magnifique et brillant que l’on peut déjà qualifier de magistral tant il est délicieux d’y plonger.
Thierry Mabon
www.mowno.com/disques/we-only-said-boring-pools/

NOISE R’US #83 (SEPTEMBRE 2014)
(…) “Un disque qui se positionne déjà pour être un grand disque de l’année 2015, je parle du nouvel album des rennais de We Only Said.”
noiserusemission.blogspot.fr/2014/09/noise-rus-83-septembre-2014.html

POPDOSE (JANUARY 2015)
It’s hard to believe We Only Said operates nearly 4,100 miles outside Louisville, once- and always-home of post-rock icons Slint and Rodan. They just sound so downright Louisvillian. But so it goes for the reigning post-rock champions of Rennes, France.
The group – whose second full-length, Boring Pools, was released by Les Disques Normal earlier this month – is just the answer for people who have been jonesing for glassy guitars and oft-kilter time signatures, for example, during the long, sad musical absence of Jeff Mueller. But to say We Only Said is a carbon copy of Louisville post-rock or merely a passerby or worshipper at the altar of Unwound is reductive. It’s more like translation. So, let’s say, Shellac is to Uzeda as June of ’44 is to We Only Said. On Boring Pools, the band does everything and then some to prove it’s up to the equation, and not losing something in the shift over the Atlantic. Well done — success!
The multi-guitar attack works in ways both obvious (the screeching lead of “A Fearful And Violent Hurry”) and sublime (the jazzy textures of “Here Comes The Thirteenth Lie”); guitarist Florian Marzano’s time in the eight-guitar Pink-Iced Club clearly is paying dividends. The band’s three guitarists work miracles both major and minor on tunes like “(Along All) Boring Pools,” which manages to sound both menacing and innocently lost simultaneously, and the brilliant “Get Out Freakie (Alternate Version),” which gives Come On Die Young-era Mogwai a run for its money.
There are choices here that seem contrarian, like spending half of “Mitch” three songs in being rather downcast instead of launching into the latter moments, which are more Argument-esque, or closing the CD with the psalm-like “Killing For A Job” rather than shifting gears and going more bombastic. Christ, they could have reprised “Get Out Freakie” three more times and I would have been smiling ear to ear.
On the other hand, songs like album-opener “Dry As Dust,” a Four Great Points outtake if ever there were one, show how much these guys have grown since forming in 2007 and how much they’ve refined their glassy post-rock sound since their self-titled 2009 debut full-length.
In short: a hell of a record worth tracking down. I mean, c’mon, you don’t even need an international plane ticket and a passport stamp. The band’s on Bandcamp, sloth. So, until there’s another wave of Louisville post-rock – King’s Daughters & Sons, I’m looking right square at you — let’s keep an eye on Rennes.
Justin Vellucci
popdose.com/review-we-only-said-boring-pools/

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